Le tableur décrit un stock, pas un chemin
Une feuille de budget additionne des catégories. C’est utile pour savoir si le mois « tient ». Ça l’est beaucoup moins pour savoir d’où vient un euro, par quel compte il transite, et ce qui se passe s’il n’arrive plus.
Tant qu’il n’y a qu’un salaire et un compte, les deux représentations coïncident. La rupture arrive au troisième compte — souvent le deuxième joint, ou le compte pro d’une auto-entreprise. À ce moment, le tableur continue de totaliser. Il arrête de raconter.
À gauche, la feuille continue de totaliser. À droite, le circuit doit nommer chaque chemin.
Trois signes que la feuille a saturé
Ce qu’un circuit force à écrire
Un circuit n’accepte pas un total orphelin. Chaque montant entre par un bloc, circule le long d’un fil, et arrive quelque part. S’il reste de l’argent « non affecté », le mois n’est pas encore décrit — ce n’est pas un oubli cosmétique, c’est un trou dans le récit.
Le tableur savait que 6 280 € entraient. Il ne savait plus où ils se séparaient. Lecture d’un circuit à 23 blocs
Quand garder le tableur
Pour l’historique bancaire, les justifications, le suivi au centime d’un mois réel. Le circuit, lui, décrit le mois type. Les deux outils ne se remplacent pas : l’un archive, l’autre projette.
Les chiffres de cette note sont des exemples de simulation. Ils ne constituent pas un conseil fiscal, social ou en investissement. Les barèmes repris sont ceux publiés au 25 août 2026 (Urssaf, ministère de l’Économie, Service-Public). Vérifiez votre dernier avis avant de figer un fil.
